💡 En bref : ARTICLE 📰 sur l’effet de l’ñge de la victime sur l’évaluation du risque de rĂ©cidive de violence sexuelle par le professionnel.

Titre : Comparing treatment professional’s risk and disposition judgments of child and adult sexual offences

Auteurs : Emily A. Calobrisi, Raymond A. Knight

RĂ©sumĂ© original : « Although the public bias against individuals who commit sex offences against children is well established, few researchers have investigated the same bias in professionals who evaluate and treat them. In a sample of members of the Association for the Treatment and Prevention of Sexual Abuse (ATSA), we examined how victim age influenced risk assessment and punishment attitudes and whether feedback from an actuarial measure influenced these ratings. Participants (N = 123, 27–78 years old, 60.2% female, 92.6% White) were presented with Static-99R feedback and could change their ratings. We hypothesised that both risk ratings and dispositional placements for child victim vignettes would be higher than for adult victim vignettes. Whereas risk ratings for child victim vignettes were significantly higher than risk ratings for adult victim vignettes, the same pattern did not emerge in the disposition ratings. ATSA members used actuarial feedback to effectively temper some initial biases, and their bias in victim type did not translate to punitive dispositional placements. These findings suggest that ATSA’s evaluators should try to identify and reduce their cognitive biases, make risk estimates as accurately as possible, regardless of victim age, and continue to follow the guidance of empirically validated actuarials when making dispositional decisions. »

Date de parution : 25/02/2025

Édition : Journal of Sexual Aggression

DOI : 10.1080/13552600.2025.2461618

ThÚmes : Biais cognitif, Violences sexuelles, Risque de récidive

Citer cette rĂ©fĂ©rence : Calobrisi, E. A., & Knight, R. A. (2025). Comparing treatment professional’s risk and disposition judgments of child and adult sexual offences. Journal of Sexual Aggression, 1–20. https://doi.org/10.1080/13552600.2025.2461618

RĂ©sumĂ© traduit en français : « Bien que les prĂ©jugĂ©s du public Ă  l’égard des personnes qui commettent des dĂ©lits sexuels sur des enfants soient bien Ă©tablis, peu de chercheurs ont Ă©tudiĂ© les mĂȘmes prĂ©jugĂ©s chez les professionnels qui les Ă©valuent et les traitent. Dans un Ă©chantillon de membres de l’Association pour le traitement et la prĂ©vention des abus sexuels (ATSA), nous avons examinĂ© comment l’ñge de la victime influençait l’évaluation du risque et les attitudes de punition et si le retour d’une mesure actuarielle influençait ces Ă©valuations. Les participants (N = 123, 27-78 ans, 60,2% de femmes, 92,6% de Blancs) ont reçu un feedback de la Static-99R et pouvaient modifier leurs Ă©valuations. Nous avons Ă©mis l’hypothĂšse que les Ă©valuations du risque et les placements dispositionnels pour les vignettes d’enfants victimes seraient plus Ă©levĂ©s que pour les vignettes d’adultes victimes. Alors que les cotes de risque pour les vignettes d’enfants victimes Ă©taient significativement plus Ă©levĂ©es que les cotes de risque pour les vignettes d’adultes victimes, la mĂȘme tendance n’est pas apparue dans les cotes de disposition. Les membres de l’ATSA ont utilisĂ© la rĂ©troaction actuarielle pour tempĂ©rer efficacement certains prĂ©jugĂ©s initiaux, et leurs prĂ©jugĂ©s concernant le type de victime ne se sont pas traduits par des placements punitifs. Ces rĂ©sultats suggĂšrent que les Ă©valuateurs de l’ATSA devraient essayer d’identifier et de rĂ©duire leurs biais cognitifs, d’estimer le risque aussi prĂ©cisĂ©ment que possible, quel que soit l’ñge de la victime, et de continuer Ă  suivre les conseils des actuaires validĂ©s empiriquement lorsqu’ils prennent des dĂ©cisions en matiĂšre de disposition. »

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