💡 En bref : ARTICLE 📰 sur les corrélations entre la présence de criminels parmi les membres de la famille et la commission de traite sexuelle.
Titre : Criminal Family Members of Domestic Sex Traffickers: A Comparison with General Offenders and Non-offenders
Auteurs : S. L. J. Kragten-Heerdink, S. G. A. van de Weijer, F. M. Weerman
Résumé original : « This study examines how often domestic sex traffickers have criminal family members. It employs judicial register data on the mothers, fathers, (half-)siblings, and (ex-)partners of a sample of 630 domestic sex traffickers who were brought to court in the Netherlands, and who are compared to control groups of general and non-offenders. The results show that nearly nine out of ten domestic sex traffickers have a criminal family member (89%), which is much more often than non-offenders (24%) and—even more noticeably—than general offenders (64%). Furthermore, (half-)siblings and (ex-)partners of domestic sex traffickers are relatively often also involved in human trafficking specifically. Additionally, among four subgroups of domestic sex traffickers with different offending trajectories (low-rate, early-peak, late-peak, and high-rate-persistent offenders), familial offending is least prevalent for low-rate offenders (81% compared to 93–100%). Still, their prevalence is very high when compared to general and non-offenders. The findings suggest that the intergenerational, intragenerational, and partner similarity of criminal behavior, as well as the underlying explanatory mechanisms, play an even greater role in domestic sex trafficking than in general offending. Clearly, prevention and resocialization measures should also target the family system, rather than only individual domestic sex traffickers. »
Date de parution : 23/10/2025
Édition : Victims & Offenders
DOI : 10.1080/15564886.2025.2567857
Thèmes : Violence sexuelle, Criminalité organisée, Intervention
Citer cette référence : Kragten-Heerdink, S. L. J., van de Weijer, S. G. A., & Weerman, F. M. (2025). Criminal Family Members of Domestic Sex Traffickers: A Comparison with General Offenders and Non-offenders. Victims & Offenders, 1–28. https://doi.org/10.1080/15564886.2025.2567857
Résumé traduit en français : « Cette étude examine dans quelle mesure les trafiquants sexuels nationaux comptent des membres de leur famille ayant un passé criminel. Elle s’appuie sur des données issues des registres judiciaires concernant les mères, les pères, les (demi-)frères et sœurs, ainsi que les (ex-)partenaires d’un échantillon de 630 trafiquants sexuels nationaux ayant comparu devant les tribunaux aux Pays-Bas, comparés à des groupes témoins composés de la population générale et de personnes n’ayant jamais commis d’infraction. Les résultats montrent que près de neuf trafiquants sexuels nationaux sur dix comptent un membre de leur famille ayant un casier judiciaire (89 %), ce qui est bien plus fréquent que chez les non-délinquants (24 %) et — de manière encore plus marquée — que chez les délinquants en général (64 %). De plus, les (demi-)frères et sœurs ainsi que les (ex-)partenaires des trafiquants sexuels nationaux sont relativement souvent impliqués eux aussi dans la traite des êtres humains en particulier. Par ailleurs, parmi les quatre sous-groupes de trafiquants sexuels nationaux présentant des trajectoires délictueuses différentes (délinquants à faible fréquence, à pic précoce, à pic tardif et à fréquence élevée et persistante), la délinquance familiale est la moins répandue chez les délinquants à faible fréquence (81 % contre 93 à 100 %). Elle reste toutefois très élevée par rapport à la population générale et aux non-délinquants. Les résultats suggèrent que les similitudes intergénérationnelles, intragénérationnelles et entre partenaires en matière de comportements criminels, ainsi que les mécanismes explicatifs sous-jacents, jouent un rôle encore plus important dans la traite sexuelle domestique que dans la délinquance en général. Il apparaît clairement que les mesures de prévention et de resocialisation devraient également cibler le système familial, plutôt que de se limiter aux seuls auteurs individuels de traite sexuelle domestique. »