đź’ˇ En bref : ARTICLE đź“° sur l’efficacitĂ© d’une mesure hors condamnation pĂ©nale sur la prĂ©vention des violences sexuelles.
Titre : Sexual risk orders as a tactic to counter sexual violence against women and girls
Auteurs : D. Whitten, E. Neyroud, P. Neyroud
Résumé original : « Research question: Sexual Risk Orders (SRO) have been advocated as a means to prevent Violence Against Women and Girls (VAWG). This is despite significant detriment to the fundamental rights of the legally innocent and a lack of empirical assessment that can speak to preventative efficacy. This study asks; do SROs serve to prevent sexual-harm?
Data: The Police National Computer (PNC) was used to identify two samples of SRO subjects. Legal Services’ data from the Metropolitan Police Service (MPS) was used to construct a counterfactual group, for whom SRO was considered but not obtained. PNC was used to identify arrests as a proxy for offending and a harm index applied.
Methods: Before-after and between-group comparisons are used, along with an interrupted-time-series analysis, to assess the relationship between SRO and sexual-harm prevention. Rank-ordering of harm caused by alleged sexual-offenders in London enables an estimate of how precisely SROs are used against the highest-harm offenders.
Findings: SROs are associated with a significant 84.5% reduction in sexual-harm. This increases to a 93.1% reduction in the case of high-harm offenders, controlling for time incarcerated. Despite this, SROs are rarely used and are not systematically targeted against the most harmful offenders.
Conclusions: Within the limitations of the methodology we conclude that the evidence supports SRO use as a primary tactic to counter VAWG. Preventative impact may be maximised by increasing use, actively targeting SROs at the highest-harm offenders and considering use at an earlier stage of a subjects sexual-offending. A randomised trial is the next logical step to augment causal inference. »
Date de parution : 21/01/2025
Édition : Cambridge Journal of Evidence-Based Policing
DOI : 10.1007/s41887-024-00097-6
Thèmes : Violences sexuelles, Prévention, Efficacité
Citer cette référence : Whitten, D., Neyroud, E., & Neyroud, P. (2025). Sexual risk orders as a tactic to counter sexual violence against women and girls. Cambridge Journal of Evidence-Based Policing, 9(1), 1.
Résumé traduit en français : « Question de recherche : Les ordonnances de risque sexuel (Sexual Risk Orders, SRO) ont été présentées comme un moyen de prévenir les violences faites aux femmes et aux filles, malgré les atteintes significatives qu’elles peuvent porter aux droits fondamentaux de personnes juridiquement innocentes et l’absence d’évaluation empirique permettant d’en mesurer l’efficacité préventive. Cette étude pose la question suivante : les SRO permettent-ils de prévenir les violences sexuelles ?
Données : Le Police National Computer (PNC) a été utilisé pour identifier deux échantillons de personnes visées par un SRO. Les données des services juridiques du Metropolitan Police Service ont servi à constituer un groupe contrefactuel pour lequel un SRO a été envisagé mais non obtenu. Le PNC a également été utilisé pour identifier les arrestations comme indicateur indirect (proxy) de la délinquance, et un indice de gravité des préjudices a été appliqué.
Méthodes : Des comparaisons avant-après et entre groupes ont été réalisées, ainsi qu’une analyse en séries temporelles interrompues, afin d’évaluer la relation entre les SRO et la prévention des violences sexuelles. Un classement des auteurs présumés d’infractions sexuelles à Londres selon le niveau de préjudice causé permet d’estimer dans quelle mesure les SRO sont effectivement utilisés à l’encontre des individus les plus préjudiciables.
Résultats : Les SRO sont associés à une réduction significative de 84,5 % des violences sexuelles. Cette réduction atteint 93,1 % dans le cas des auteurs à fort niveau de préjudice, en contrôlant le temps passé en détention. Malgré cela, les SRO sont rarement utilisés et ne ciblent pas systématiquement les individus les plus préjudiciables.
Conclusions : Dans les limites de la méthodologie employée, nous concluons que les données soutiennent l’usage des SRO comme stratégie principale de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. L’impact préventif pourrait être maximisé par un recours accru aux SRO, un ciblage actif des individus les plus préjudiciables et une application plus précoce au cours de la trajectoire délinquante sexuelle des personnes concernées. Un essai randomisé constitue la prochaine étape logique afin de renforcer l’inférence causale. »