💡 En bref : ARTICLE 📰 sur la prĂ©diction de l’homicide intra-familial ou conjugal.

Titre : The Limits of Predicting Near Lethal and Lethal Family and Intimate Partner Violence

Auteurs : M. D. Trood, B. L. Spivak, J. R. P. Ogloff, T. E. McEwan

Résumé original : « Purpose: Accurate assessment of the risk of fatal family or intimate partner violence (FIPV), particularly of intimate partner homicide (IPH), has long been a clinical and research goal. Although several risk assessment measures have been developed to assist in this task, limited validation methodologies in past research mean that it remains unclear whether fatal FIPV can be accurately predicted. This study aimed to address this research gap using a prospective methodology.
Methods: Prediction of lethal and near lethal FIPV was tested in a full population cohort (n = 38,454) of unique perpetrator and victim dyads recorded by police over 7 months between September 2019 and March 2020 in Victoria, Australia. The predictive validity of an actuarial risk assessment instrument (ARAI) previously validated for general FIPV risk and of 12 widely recognized risk factors for male-to-female IPH were assessed over a 12-month follow-up period.
Results: Neither the ARAI, individual IPH risk factors, nor a model developed from the IPH risk factors, accurately predicted which dyads subsequently came to police attention for lethal or near lethal FIPV. All methods misclassified many thousands of dyads as high risk who did not have subsequently reported lethal/near lethal FIPV. These findings were attributable to both the low base rate of lethal/near lethal FIPV during the follow-up period and the commonality of widely recognized risk markers for male-to-female IPH in FIPV cases reported to police.
Conclusions: When evaluated using a prospective design, existing assessments of FIPV homicide risk are likely to overestimate the risk of homicide in a very substantial number of cases. This suggests that a public health approach to the prevention of FIPV homicide may be of greater utility than trying to accurately identify cases at high risk of a low base rate event such as homicide. »

Date de parution : 27/01/2026

Édition : Journal of Family Violence

DOI : 10.1007/s10896-025-01029-2

ThÚmes : Violences intra-familiales, Violences conjugales, Homicide, Psychométrie

Citer cette référence : Trood, M. D., Spivak, B. L., Ogloff, J. R., & McEwan, T. E. (2026). The limits of predicting near lethal and lethal family and intimate partner violence. Journal of Family Violence, 1-16.

RĂ©sumĂ© traduit en français : « Objectif : L’évaluation prĂ©cise du risque de violence familiale ou de violence entre partenaires intimes mortelle (VFPM), et en particulier de l’homicide entre partenaires intimes (HPI), constitue depuis longtemps un objectif clinique et de recherche. Bien que plusieurs outils d’évaluation du risque aient Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©s pour soutenir cet objectif, les mĂ©thodologies de validation limitĂ©es des recherches antĂ©rieures font qu’il demeure incertain que la VFPM puisse ĂȘtre prĂ©dite avec prĂ©cision. Cette Ă©tude visait Ă  combler cette lacune Ă  l’aide d’une mĂ©thodologie prospective.
MĂ©thodes : La prĂ©diction des formes lĂ©tales et quasi lĂ©tales de violence familiale ou entre partenaires intimes a Ă©tĂ© examinĂ©e au sein d’une cohorte populationnelle complĂšte (n = 38 454) composĂ©e de dyades uniques auteur–victime enregistrĂ©es par la police sur une pĂ©riode de sept mois, entre septembre 2019 et mars 2020, dans l’État de Victoria, en Australie. La validitĂ© prĂ©dictive d’un instrument actuariel d’évaluation du risque (Actuarial Risk Assessment Instrument, ARAI), prĂ©cĂ©demment validĂ© pour le risque gĂ©nĂ©ral de VFPM, ainsi que celle de 12 facteurs de risque largement reconnus de l’HPI homme-femme, a Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e sur une pĂ©riode de suivi de 12 mois.
RĂ©sultats : Ni l’ARAI, ni les facteurs de risque individuels de l’HPI, ni un modĂšle Ă©laborĂ© Ă  partir de ces facteurs n’ont permis de prĂ©dire avec prĂ©cision quelles dyades feraient ultĂ©rieurement l’objet d’une attention policiĂšre pour des Ă©pisodes de VFP lĂ©taux ou quasi-lĂ©taux. Toutes les mĂ©thodes ont conduit Ă  la classification erronĂ©e de plusieurs milliers de dyades comme Ă©tant Ă  haut risque, alors qu’aucun Ă©vĂ©nement ultĂ©rieur de VFP lĂ©tale ou quasi-lĂ©tale n’a Ă©tĂ© signalĂ©. Ces rĂ©sultats s’expliquent Ă  la fois par le faible taux de base des Ă©vĂ©nements de VFP lĂ©tale ou quasi-lĂ©tale durant la pĂ©riode de suivi et par la frĂ©quence Ă©levĂ©e de marqueurs de risque largement reconnus de l’HPI homme-femme dans les cas de VFPM signalĂ©s Ă  la police.
Conclusions : Lorsqu’elles sont Ă©valuĂ©es Ă  l’aide d’un dispositif prospectif, les Ă©valuations existantes du risque d’homicide liĂ© Ă  la VFP sont susceptibles de surestimer le risque d’homicide dans un trĂšs grand nombre de cas. Ces rĂ©sultats suggĂšrent qu’une approche de santĂ© publique pour la prĂ©vention de l’HPI et de la VFPM pourrait ĂȘtre plus utile que la tentative d’identifier avec prĂ©cision des cas Ă  haut risque pour un Ă©vĂ©nement Ă  faible taux de base tel que l’homicide. »

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