💡 En bref : ARTICLE 📰 sur le taux de poursuites dans les dossiers de violences intra-familiales, et les facteurs corrĂ©lĂ©s aux diffĂ©rentes issues de ces dossiers.

Titre : Understanding Domestic Violence and Abuse: Victim, Suspect and Crime Predictors of Police Outcomes

Auteurs : A. Barbin, I. Crivatu, K. Davies, M. A. Horvath, R. Spence

RĂ©sumĂ© original : « Purpose: Domestic violence and abuse (DVA) cases remain under-reported and under-prosecuted in the criminal justice system (CJS), with researchers frequently having limited access to raw police data. Here, a range of factors relating to DVA offences occurring between 2018 and 2020 in one large English police force were described and measured. As part of the research, it was investigated if victim, suspect and crime characteristics predicted outcome decisions, specifically charge rate, case attrition, and evidential difficulties despite victims’ support in pursuing the allegations. The number of offences meeting the DVA legal definition, and those falling outside that definition, were also explored.
Methods: Univariate and multivariate logistic regressions were performed to predict the relationship between demographic information and criminal history on three coded crime outcome categories (namely, ‘charge’, ‘victim does not proceed’, and ‘law does not pursue’).
Results: The dataset included 198,617 crimes, and for 94.1% of them, the suspect was not charged. Relationship type, age, crime type, and the number of victim allegations predicted all three outcomes. For instance, being partners of the victim significantly decreased the chances of a charge compared to suspects who were not partners.
Conclusions: The findings are in line with evidence from the literature which highlights all-time low charge rates for DVA and high levels of victim attrition. We argue that the influence of victim/suspect characteristics and DVA-related dynamics should be considered by police personnel and members of the CJS when assessing crime reports. »

Date de parution : 06/01/2025

Édition : Journal of Family Violence

DOI : 10.1007/s10896-024-00802-z

ThĂšmes : Violences intra-familiales, Poursuites

Citer cette référence : Barbin, A., Crivatu, I., Davies, K., Horvath, M. A., & Spence, R. (2025). Understanding domestic violence and abuse: Victim, suspect and crime predictors of police outcomes. Journal of Family Violence, 1-18.

RĂ©sumĂ© traduit en français : « Objectif : Les affaires de violences intra-familiales (VIF) demeurent sous-dĂ©clarĂ©es et insuffisamment poursuivies au sein du systĂšme de justice pĂ©nale, sans compter un accĂšs frĂ©quemment limitĂ© des chercheurs aux donnĂ©es policiĂšres brutes. Cette Ă©tude dĂ©crit et mesure divers facteurs liĂ©s aux infractions de VIF survenues entre 2018 et 2020 au sein d’un important service de police anglais. Dans le cadre de la recherche, il a Ă©tĂ© examinĂ© si les caractĂ©ristiques des victimes, des suspects et des infractions permettaient de prĂ©dire les dĂ©cisions relatives Ă  l’issue des affaires, en particulier le taux de mise en accusation, l’attrition des dossiers et les difficultĂ©s probatoires, y compris lorsque les victimes soutenaient la poursuite des accusations. Le nombre d’infractions rĂ©pondant Ă  la dĂ©finition lĂ©gale de la VIF, ainsi que celles n’y correspondant pas, a Ă©galement Ă©tĂ© explorĂ©.
MĂ©thodes : Des rĂ©gressions logistiques univariĂ©es et multivariĂ©es ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es afin de prĂ©dire la relation entre les informations dĂ©mographiques et les antĂ©cĂ©dents judiciaires, et trois catĂ©gories codĂ©es d’issues pĂ©nales (« mise en accusation », « la victime ne souhaite pas poursuivre » et « les autoritĂ©s ne poursuivent pas »).
RĂ©sultats : Le jeu de donnĂ©es comprenait 198 617 infractions, et pour 94,1 % d’entre elles, le suspect n’a pas Ă©tĂ© mis en accusation. Le type de relation, l’ñge, le type d’infraction et le nombre d’allĂ©gations formulĂ©es par la victime prĂ©disaient l’ensemble des trois issues. Par exemple, le fait d’ĂȘtre le ou la partenaire de la victime diminuait significativement la probabilitĂ© d’une mise en accusation par rapport aux suspects n’ayant pas de relation de partenariat avec la victime.
Conclusions : Ces rĂ©sultats concordent avec la littĂ©rature existante, qui met en Ă©vidence des taux historiquement bas de mise en accusation dans les affaires de VIF ainsi que des niveaux Ă©levĂ©s d’attrition des victimes. Nous soutenons que l’influence des caractĂ©ristiques des victimes et des suspects, ainsi que les dynamiques propres aux VIF, devraient ĂȘtre prises en compte par les forces de police et les acteurs du systĂšme de justice pĂ©nale lors de l’évaluation des signalements d’infractions. »

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