💡 En bref : ARTICLE 📰 sur la conceptualisation de la torture.

Titre : A Zemiology of Torturous Violence and the Limits of Law

Auteur : Victoria Canning

Résumé original : « Social and legislative responses to torture remain dominated by legal definitions and debates around what constitutes ‘torture’. Although narratives are progressing contemporarily, the fact remains that definitions of torture continue to be situated in the narrow confines of the United Nations Convention against Torture, or Other Cruel, Inhuman or Degrading Treatment or Punishment. This article argues that the implications of this is a sidelining of survivor needs when people are subjected to forms of violence that fall beyond narrow definitions, but impact in ways which parallel the severity and intensity of torture. By focussing on bordering processes as a case study, two key issues are exposed. Firstly, that the intensification and militarization of bordering enable the infliction of torture and torturous violence; and secondly, by employing a zemiological lens, we can more meaningfully examine impacts of multifarious forms of torturous violence and their relationship with wider avoidable social harms in the aftermath of such abuses. »

Date de parution : 26/01/2026

Édition : The British Journal of Criminology

DOI : 10.1093/bjc/azaf115/8440989

Thèmes : Torture, Droit

Citer cette référence : Canning, V. (2026). A Zemiology of Torturous Violence and the Limits of Law. The British Journal of Criminology, azaf115.

Résumé traduit en français : « Les réponses sociales et législatives à la torture demeurent largement dominées par des définitions juridiques et par des débats portant sur ce qui constitue la « torture ». Bien que les discours évoluent dans le contexte contemporain, il n’en reste pas moins que les définitions de la torture continuent d’être enfermées dans le cadre étroit de la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Cet article soutient que cette situation a pour effet de reléguer au second plan les besoins des personnes survivantes lorsque celles-ci sont soumises à des formes de violence qui dépassent ces définitions restrictives, mais dont les effets sont comparables, par leur gravité et leur intensité, à ceux de la torture. En prenant les processus de régulation des frontières comme étude de cas, deux enjeux majeurs sont mis en lumière. Premièrement, l’intensification et la militarisation des frontières rendent possible l’infliction de la torture et de violences à caractère tortionnaire ; deuxièmement, le recours à une approche zémiologique permet d’examiner de manière plus pertinente les effets de formes multiples de violences tortionnaires et leur lien avec des dommages sociaux plus larges et évitables dans le sillage de tels abus. »

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