💡 En bref : ARTICLE 📰 sur une proposition de définition du crime d’écocide qui serait écocentrée plutôt qu’uniquement basée sur la réparation du dommage de victimes humaines.
Titre : From ecocide to ecocentrism: Conceptualising environmental victimhood at the International Criminal Court
Auteurs : Rachel Killean, Elizabeth Newton
Résumé original : « In 2021, an Independent Expert Panel for the Legal Definition of Ecocide launched what they described as a ‘practical and effective definition of the crime of ecocide’. The Panel expressed their hope that the ‘proposed definition might serve as the basis of consideration for an amendment to the Rome Statute of the International Criminal Court’. The proposed crime differs from the majority of those currently codified in the Rome Statute in that it adopts an ‘ecocentric’ understanding of harm, meaning damage to the natural environment alone is sufficient as the basis for the crime. In this article, we extend this ecocentric perspective to the International Criminal Court’s (ICC’s) victim participation and reparation regime. Drawing on emerging ecocentric legal movements, including the recognition of territories as victims of armed conflict, international rights of nature movements, environmental restorative justice, and existing juridical practice on repairing environmental harm, we consider the environmentally reparative possibilities of recognising the environment itself as a victim of a crime, with accompanying rights to participation, representation, and reparation. We argue that such recognition may enable more holistic repair in the aftermath of atrocity and could therefore be a valuable development both alongside and in the absence of a new crime of ecocide. »
Date de parution : 23/08/2024
Édition : International Review of Victimology
DOI : 10.1177/02697580241269426
Thèmes : Victimologie, Droit, Criminologie verte
Citer cette référence : Killean, R., & Newton, E. (2024). From ecocide to ecocentrism: Conceptualising environmental victimhood at the International Criminal Court. International Review of Victimology, 0(0). https://doi.org/10.1177/02697580241269426
Résumé traduit en français : « En 2021, un groupe d’experts indépendants sur la définition juridique de l’écocide a présenté ce qu’il a qualifié de « définition pratique et effective du crime d’écocide ». Le groupe a exprimé l’espoir que cette « définition proposée puisse servir de base à l’examen d’un amendement au Statut de Rome de la Cour pénale internationale ». Le crime proposé se distingue de la majorité de ceux actuellement codifiés dans le Statut de Rome en ce qu’il adopte une conception écocentrée du préjudice, selon laquelle le dommage causé à l’environnement naturel en tant que tel constitue un fondement suffisant de l’infraction. Dans cet article, nous étendons cette perspective écocentrée au régime de participation des victimes et de réparations de la Cour pénale internationale (CPI). En nous appuyant sur des mouvements juridiques écocentrés émergents — notamment la reconnaissance de territoires comme victimes de conflits armés, les mouvements internationaux pour les droits de la nature, la justice réparatrice environnementale, ainsi que les pratiques jurisprudentielles existantes en matière de réparation des dommages environnementaux — nous examinons les possibilités réparatrices sur le plan environnemental qu’offre la reconnaissance de l’environnement lui-même comme victime d’un crime, assortie de droits à la participation, à la représentation et à réparation. Nous soutenons qu’une telle reconnaissance pourrait permettre une réparation plus holistique à la suite d’atrocités et constituer, à ce titre, une évolution pertinente, tant en complément qu’indépendamment de l’adoption éventuelle d’un nouveau crime d’écocide. »