💡 En bref : ARTICLE 📰 sur les violences conjugales subies par les hommes, les facteurs de risque liĂ©s Ă  la violence parentale, et la superposition des statuts de victime et d’auteur.

Titre : Intimate Partner Violence Against Men in Germany — A Study on Prevalence, Victim-Offender Overlap, and the Role of Parental Violence

Auteurs : Jonas Schemmel, Dario Maciey, Laura-Romina Goede

RĂ©sumĂ© original : « We present data on intimate partner violence (IPV) victimization, perpetration, and victim–offender overlap in Germany, focusing on the impact of parental violence. We collected a sample using a register-based procedure where 183 randomly selected municipalities provided the addresses of 12,000 randomly selected men aged 18 to 69. Out of these men, a total N of 1,209 answered questions on their experiences with IPV and parental violence as children. In our sample, lifetime prevalences of IPV victimization ranged from 5.4% (sexual violence) to 39.8% (psychological violence), and 12-month prevalences ranged from 2.8% (digital violence) to 25.1% (coercive control). The sample’s corresponding lifetime prevalences of IPV perpetration ranged between 2.3% (digital violence) and 33.4% (psychological violence). Overall, there was a victim–offender overlap of 39.5%, which was particularly pronounced for non-physical IPV (psychological: 23.6%; coercive control: 20.3%). Offending only was most frequently reported for coercive control (18.4%). Across the different IPV types, victimization was consistently associated with verbal parental violence in childhood. Being victimized by verbal parental violence and witnessing violence between parents were predictive of later being involved in psychological violence as a victim-only or as both a victim and offender. Being a victim of physical parental violence in childhood more than doubled the odds of being a victim–offender of physical IPV, and increased the odds of becoming an offender-only of sexual IPV. These findings suggest that distinguishing clearly between victim and offender is often challenging in IPV research and reaffirm the well-established link between parental violence and IPV in the context of IPV against men. »

Date de parution : 26/02/2025

Édition : Journal of Interpersonal Violence

DOI : 10.1177/08862605251321003

ThÚmes : Violences conjugales, Facteurs de risque, Victimologie, Trajectoires

Citer cette rĂ©fĂ©rence : Schemmel, J., Maciey, D., & Goede, L.-R. (2025). Intimate Partner Violence Against Men in Germany—A Study on Prevalence, Victim–Offender Overlap, and the Role of Parental Violence. Journal of Interpersonal Violence, 0(0). https://doi.org/10.1177/08862605251321003

RĂ©sumĂ© traduit en français : « Nous prĂ©sentons des donnĂ©es sur la victimisation et la perpĂ©tration de la violence entre partenaires intimes (VPI), ainsi que sur le chevauchement entre la victime et l’agresseur en Allemagne, en mettant l’accent sur l’impact de la violence parentale. Nous avons recueilli un Ă©chantillon Ă  l’aide d’une procĂ©dure basĂ©e sur les registres, dans laquelle 183 municipalitĂ©s sĂ©lectionnĂ©es de maniĂšre alĂ©atoire ont fourni les adresses de 12 000 hommes sĂ©lectionnĂ©s de maniĂšre alĂ©atoire et ĂągĂ©s de 18 Ă  69 ans. Parmi ces hommes, 1 209 ont rĂ©pondu Ă  des questions sur leur expĂ©rience de la VPI et de la violence parentale lorsqu’ils Ă©taient enfants. Dans notre Ă©chantillon, les prĂ©valences de victimisation par la VPI au cours de la vie allaient de 5,4 % (violence sexuelle) Ă  39,8 % (violence psychologique), et les prĂ©valences sur 12 mois allaient de 2,8 % (violence numĂ©rique) Ă  25,1 % (contrĂŽle coercitif). Les prĂ©valences Ă  vie correspondantes de l’échantillon pour la perpĂ©tration de VPI allaient de 2,3 % (violence numĂ©rique) Ă  33,4 % (violence psychologique). Dans l’ensemble, il y avait un chevauchement victime-auteur de 39,5 %, particuliĂšrement prononcĂ© pour la VPI non physique (psychologique : 23,6 % ; contrĂŽle coercitif : 20,3 %). L’infraction seule Ă©tait la plus frĂ©quente dans le cas du contrĂŽle coercitif (18,4 %). Pour les diffĂ©rents types de VPI, la victimisation est systĂ©matiquement associĂ©e Ă  la violence verbale des parents pendant l’enfance. Le fait d’avoir Ă©tĂ© victime de violence parentale verbale et d’avoir Ă©tĂ© tĂ©moin de violence entre les parents permettait de prĂ©dire l’implication ultĂ©rieure dans la violence psychologique en tant que victime uniquement ou en tant que victime et agresseur. Le fait d’avoir Ă©tĂ© victime de violence parentale physique pendant l’enfance a plus que doublĂ© le risque d’ĂȘtre victime-auteur de VPI physique et a augmentĂ© le risque d’ĂȘtre uniquement auteur de VPI sexuelle. Ces rĂ©sultats suggĂšrent qu’il est souvent difficile de distinguer clairement la victime de l’agresseur dans la recherche sur la VPI et rĂ©affirment le lien bien Ă©tabli entre la violence parentale et la VPI dans le contexte de la VPI Ă  l’encontre des hommes. »

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