💡 En bref : ARTICLE 📰📕 sur l’effet de la détention provisoire sur les décisions judiciaires ultérieures (culpabilité et peine).
Titre : Is There a (Pre)Trial Penalty? Assessing the Joint Impacts of Pretrial Detention and Trial Conviction on Sentencing
Auteurs : Stacie St. Louis, Marlena G. Bolton, Nick Petersen
Résumé original : « This study examines the joint sentencing penalty experienced by defendants detained pretrial and convicted via jury trial. The focal concerns and cumulative disadvantage frameworks suggest these defendants are sentenced most severely because early case decisions make them appear especially culpable, dangerous, and irredeemable during later case decisions. We use propensity-score regression analyses to test this hypothesis, analyzing data on defendants processed in urban jurisdictions over two decades. Findings provide evidence of a (pre)trial penalty. Detained defendants convicted via jury trials have the highest probability of being sentenced to prison and are sentenced to the longest prison and jail terms, net of numerous controls. Moreover, detained defendants’ guilty plea discounts are generally similar in magnitude to released defendants’ trial penalties. »
Date de parution : 20/02/2025
Édition : Crime & Delinquency
DOI : 10.1177/00111287251318984
Thèmes : Procédure pénale, Biais cognitifs
Citer cette référence : St. Louis, S., Bolton, M. G., & Petersen, N. (2025). Is There a (Pre)Trial Penalty? Assessing the Joint Impacts of Pretrial Detention and Trial Conviction on Sentencing. Crime & Delinquency, 0(0). https://doi.org/10.1177/00111287251318984
Résumé traduit en français : « Cette étude examine la peine conjointe infligée aux accusés placés en détention provisoire et condamnés à l’issue d’un procès devant jury. Les cadres de préoccupations centrales et de désavantage cumulatif suggèrent que ces accusés sont condamnés plus sévèrement parce que les décisions prises en début de procédure les font apparaître comme particulièrement coupables, dangereux et irrécupérables lors des décisions rendues ultérieurement. Nous utilisons des analyses de régression par score de propension pour tester cette hypothèse, en analysant les données relatives aux accusés jugés dans les juridictions urbaines au cours des deux dernières décennies. Les résultats fournissent des preuves d’une peine pré-procès. Les accusés détenus et condamnés par un jury ont la plus forte probabilité d’être condamnés à une peine de prison et sont condamnés à des peines d’emprisonnement et de détention les plus longues, après prise en compte de nombreux facteurs contrôle. De plus, les réductions de peine accordées aux accusés détenus qui plaident coupables sont généralement similaires en ampleur aux peines infligées aux accusés libérés. »