💡 En bref : ARTICLE 📰 sur les relations entre négativité émotionnelle et utilisation de la sexualité comme stratégie de coping (coping sexuel).
Titre : Negative emotionality and coping in forensic outpatients with sexually transgressive behaviour
Auteur : Julia Wilpert
Résumé original : « Negative emotionality has been consistently linked to an increased risk of sexual offending. Ninety-one Dutch males treated in outpatient forensic psychiatry for sexually transgressive behaviour were studied on self-reported negative emotionality, coping and sexual coping, and therapist assessed corresponding dynamic risk factors. Outpatients reported more prevalence of high negative emotionality than therapists. Correlation analyses showed, amongst others, a significant positive association between emotional coping and all subscales of negative emotionality: stress (strong), aggression (weak) and alienation (weak). Furthermore, regression analyses revealed that self-reported stress was a significant predictor of several types of self-reported coping (task, emotional, avoidant, and sexual consent and molest) and assessed sexual coping. Additionally, self-reported aggression predicted consent and rape-themed sexual coping. These results indicate a nuanced relationship between different aspects of negative emotionality and coping mechanisms, underscoring the relevance of careful consideration tailored to characteristics of the patient involved when addressed in forensic treatment. »
Date de parution : 16/07/2024
Édition : Journal of Sexual Aggression
DOI : 10.1080/13552600.2024.2378042
Thèmes : Émotions, Violences sexuelles
Citer cette référence : Wilpert, J. (2024). Negative emotionality and coping in forensic outpatients with sexually transgressive behaviour. Journal of Sexual Aggression, 1–12. https://doi.org/10.1080/13552600.2024.2378042
Résumé traduit en français : « La négativité émotionnelle est régulièrement associée à un risque accru de passage à l’acte sexuel délictueux. Quatre-vingt-onze hommes néerlandais suivis en psychiatrie médico-légale ambulatoire pour des comportements sexuellement transgressifs ont été étudiés au regard de leur négativité émotionnelle auto-rapportée, de leurs stratégies d’adaptation (coping) — y compris le coping sexuel — ainsi que des facteurs de risque dynamiques correspondants évalués par les thérapeutes. Les patients ont rapporté une prévalence plus élevée de niveaux élevés de négativité émotionnelle que celle estimée par les thérapeutes. Les analyses de corrélation ont notamment montré une association positive significative entre le coping émotionnel et l’ensemble des sous-dimensions de la négativité émotionnelle : le stress (association forte), l’agressivité (association faible) et l’aliénation (association faible). En outre, les analyses de régression ont révélé que le stress auto-rapporté constituait un prédicteur significatif de plusieurs types de coping auto-rapportés (coping centré sur la tâche, émotionnel, évitant, ainsi que coping sexuel lié au consentement et à l’attouchement) et du coping sexuel évalué cliniquement. Par ailleurs, l’agressivité auto-rapportée prédisait le coping sexuel centré sur le consentement et les thématiques de viol. Ces résultats mettent en évidence une relation nuancée entre les différentes dimensions de la négativité émotionnelle et les mécanismes d’adaptation, soulignant l’importance d’une prise en compte clinique fine et individualisée des caractéristiques des patients dans le cadre des interventions thérapeutiques en contexte médico-légal. »