💡 En bref : ARTICLE 📰 sur une synthĂšse des connaissances et des prĂ©conisations concernant le risque d’obtenir de faux aveux lors des interrogatoires de police.

Titre : Police-Induced Confessions, 2.0: Risk Factors and Recommendations

Auteurs : S. M. Kassin, H. M. D. Cleary, G. H. Gudjonsson, R. A. Leo, C. A. Meissner, A. D. Redlich, K. C. Scherr

RĂ©sumĂ© original : « Wrongful conviction databases have shed light on the fact that innocent people can be induced to confess to crimes they did not commit. Drawing on police practices, core principles of psychology, and forensic studies involving multiple methodologies, this article updates the original Scientific Review Paper (Kassin et al., 2010) on the causes, consequences, and remedies for police-induced false confessions. First, we describe the situational and personal risk factors that lead innocent people to confess and the collateral consequences that follow—including the corruptive effects of confession on other evidence, the increased likelihood of conviction at trial, the increased tendency to plead guilty despite innocence, the stigma that shadows false confessors even after exoneration, and the failure of Miranda to serve as a safeguard. Next, we propose the following remedies: (1) mandate the video recording of all suspect interviews and interrogations in their entirety and from a neutral camera angle; (2) require that police have an evidence-based suspicion as a predicate for commencing interrogation; (3) impose limits on confrontational interrogations, namely with regard to detention time, presentation of false evidence, and minimization themes that imply leniency; (4) adopt a science-based model of investigative interviewing; (5) protect youthful suspects and vulnerable adults by mandating the presence of defense attorneys during interrogation, and a suitable appropriate adult where required; (6) shield lay witnesses and forensic examiners from confessions to ensure the independence of their judgments; and (7) abolish contributory clauses from compensation statutes that penalize innocent persons who were induced to confess and/or plead guilty. These recommendations should help to prevent confession-based wrongful convictions and improve the administration of justice for all concerned. »

Date de parution : 02/2025

Édition : Law and Human Behavior

DOI : https://doi.org/10.1037/lhb0000593

ThĂšmes : Revue, EnquĂȘte, Interrogatoire, Faux aveux, Recommandations de bonnes pratique

Citer cette rĂ©fĂ©rence : Kassin, S. M., Cleary, H. M. D., Gudjonsson, G. H., Leo, R. A., Meissner, C. A., Redlich, A. D., & Scherr, K. C. (2025). Police-induced confessions, 2.0: Risk factors and recommendations. Law and Human Behavior, 49(1), 7–53. https://doi.org/10.1037/lhb0000593

RĂ©sumĂ© traduit en français : « Les bases de donnĂ©es consacrĂ©es aux condamnations injustifiĂ©es ont mis en Ă©vidence le fait que des personnes innocentes peuvent ĂȘtre amenĂ©es Ă  avouer des crimes qu’elles n’ont pas commis. S’appuyant sur les pratiques policiĂšres, les principes fondamentaux de la psychologie ainsi que sur des Ă©tudes mĂ©dico-lĂ©gales mobilisant de multiples mĂ©thodologies, cet article actualise la revue scientifique originale (Kassin et al., 2010) consacrĂ©e aux causes, aux consĂ©quences et aux moyens de remĂ©dier aux faux aveux induits par la police. Nous dĂ©crivons d’abord les facteurs de risque situationnels et individuels susceptibles d’amener des personnes innocentes Ă  passer aux aveux, ainsi que les consĂ©quences collatĂ©rales qui en dĂ©coulent — notamment les effets corrupteurs des aveux sur les autres Ă©lĂ©ments de preuve, l’augmentation de la probabilitĂ© d’une condamnation lors du procĂšs, la propension accrue Ă  plaider coupable malgrĂ© son innocence, la stigmatisation qui continue de peser sur les personnes ayant formulĂ© de faux aveux mĂȘme aprĂšs leur exonĂ©ration, ainsi que l’incapacitĂ© de l’avertissement prĂ©vu par l’arrĂȘt Miranda Ă  constituer une garantie suffisante. Nous proposons ensuite les mesures correctives suivantes : (1) rendre obligatoire l’enregistrement vidĂ©o intĂ©gral de tous les entretiens et interrogatoires de suspects, depuis un angle de camĂ©ra neutre; (2) exiger que la police dispose, avant d’entreprendre un interrogatoire, d’un soupçon fondĂ© sur des Ă©lĂ©ments de preuve; (3) imposer des limites aux interrogatoires de nature confrontante, notamment en ce qui concerne la durĂ©e de la dĂ©tention, la prĂ©sentation de fausses preuves et le recours Ă  des stratĂ©gies de minimisation laissant entendre qu’une certaine clĂ©mence pourrait ĂȘtre accordĂ©e; (4) adopter un modĂšle d’entretien d’enquĂȘte fondĂ© sur les donnĂ©es scientifiques; (5) protĂ©ger les suspects mineurs et les adultes vulnĂ©rables en rendant obligatoire la prĂ©sence d’un avocat de la dĂ©fense lors des interrogatoires, ainsi que, lorsque cela est requis, celle d’un adulte appropriĂ© et dĂ»ment qualifiĂ© ; (6) protĂ©ger les tĂ©moins profanes et les experts en sciences forensiques contre l’exposition aux aveux, afin de garantir l’indĂ©pendance de leurs apprĂ©ciations; et (7) supprimer des lois relatives Ă  l’indemnisation les clauses de contribution qui pĂ©nalisent les personnes innocentes ayant Ă©tĂ© amenĂ©es Ă  avouer et/ou Ă  plaider coupable. Ces recommandations devraient contribuer Ă  prĂ©venir les condamnations injustifiĂ©es fondĂ©es sur des aveux et Ă  amĂ©liorer l’administration de la justice pour l’ensemble des personnes concernĂ©es. »

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