đź’ˇ En bref : ARTICLE đź“° sur les liens entre victimisation par violences conjugales et soutien Ă la parentalitĂ© de l’autre parent pendant les 9 premières annĂ©es de vie de l’enfant.
Titre : Within-Family Association between Intimate Partner Violence Victimization and Coparenting Support Spanning the First 9 Years of Child Life: A Dyadic, Cross-Lagged Approach
Auteurs : J. Qiao, N. Zhou, H. Cao
Résumé original : « Purpose: Although the link between intimate partner violence (IPV) and coparenting has been widely observed, little is known regarding the temporal dynamics of their association over time at the within-family level or among parent dyads. Guided by the family systems theory, this study combined the Autoregressive Latent Trajectory with Structured Residuals (ALT-SR) Model and the Actor-Partner Interdependence Model (APIM) to delineate how IPV victimization and coparenting support relate to each other (i.e., spillover) and transmit across mothers and fathers (i.e., crossover) over time.
Methods: Structural equation modeling analyses were conducted using longitudinal, dyadic data from 2,406 couples over 4 waves spanning the first 9 years of child life (i.e., child 1, 3, 5, and 9 years old). The data were drawn from the Future of Families and Child Wellbeing Study (FFCWS).
Results: Across waves and at the within-family level, both mothers’ and fathers’ earlier reports of IPV victimization unidirectionally and negatively predicted their partners’ later coparenting support. Mothers’ earlier IPV victimization also unidirectionally and negatively predicted their own subsequent coparenting support (reported by fathers). Fathers’ earlier coparenting support (reported by mothers) unidirectionally and negatively predicted mothers’ later IPV victimization rather than their own. No associations were identified between mothers’ coparenting support (reported by fathers) and their own or fathers’ IPV victimization. The association between IPV and coparenting support remained stable from infancy to middle childhood.
Conclusions: Both spillover and crossover processes may apply to the link between IPV victimization and coparenting support within the family, offering some unique insights for the designs of interventions aimed at combating IPV and enhancing coparenting functioning. »
Date de parution : 23/05/2025
Édition : Journal of Family Violence
DOI : 10.1007/s10896-025-00899-w
Thèmes : Violences conjugales, Parentalité
Citer cette référence : Qiao, J., Zhou, N., & Cao, H. (2025). Within-Family Association between Intimate Partner Violence Victimization and Coparenting Support Spanning the First 9 Years of Child Life: A Dyadic, Cross-Lagged Approach. Journal of Family Violence, 1-14.
Résumé traduit en français : « Objectif : Bien que le lien entre la violence entre partenaires intimes (VPI) et la coparentalité ait été largement mis en évidence, on en sait encore peu sur la dynamique temporelle de cette association au fil du temps, tant au niveau intra-familial qu’au sein des dyades parentales. Guidée par la théorie des systèmes familiaux, cette étude a combiné le modèle de trajectoire latente autorégressive avec résidus structurés (Autoregressive Latent Trajectory with Structured Residuals, ALT-SR) et le modèle d’interdépendance acteur-partenaire (Actor-Partner Interdependence Model, APIM) afin de décrire la manière dont la victimisation liée à la VPI et le soutien à la coparentalité s’influencent mutuellement (effet de débordement, spillover) et se transmettent entre mères et pères (effet croisé, crossover) au fil du temps.
Méthodes : Des analyses de modélisation par équations structurelles ont été menées à partir de données longitudinales dyadiques recueillies auprès de 2 406 couples sur quatre vagues couvrant les neuf premières années de vie de l’enfant (à 1, 3, 5 et 9 ans). Les données provenaient de l’étude Future of Families and Child Wellbeing Study (FFCWS).
Résultats : À travers les différentes vagues et au niveau intra-familial, les déclarations antérieures de victimisation par VPI chez les mères comme chez les pères prédisaient de manière unidirectionnelle et négative le soutien ultérieur à la coparentalité de leur partenaire. La victimisation antérieure des mères par VPI prédisait également, de façon unidirectionnelle et négative, leur propre soutien ultérieur à la coparentalité (rapporté par les pères). Le soutien antérieur à la coparentalité des pères (rapporté par les mères) prédisait de manière unidirectionnelle et négative la victimisation ultérieure des mères par la VPI, plutôt que la leur. Aucune association n’a été identifiée entre le soutien à la coparentalité par les mères (rapporté par les pères) et la victimisation par VPI, qu’il s’agisse de la leur ou de celle des pères. L’association entre la VPI et le soutien à la coparentalité est demeurée stable de la petite enfance à l’enfance moyenne.
Conclusions : Les processus de débordement (spillover) et de transmission croisée (crossover) semblent tous deux s’appliquer au lien entre la victimisation par VPI et le soutien à la coparentalité au sein de la famille, offrant ainsi des pistes inédites pour la conception d’interventions visant à lutter contre la VPI et à renforcer le fonctionnement de la coparentalité. »